Gouvernance
Séparer le stratégique de l’opérationnel, allonger les mandats, professionnaliser la direction et ouvrir trois organes consultatifs.
Une association qui repose sur la force d’une personne s’éteint avec elle. Notre plan de modernisation a un seul objet : rendre l’œuvre de la fondatrice indépendante des personnes qui la portent — et donc durable.
Séparer le stratégique de l’opérationnel, allonger les mandats, professionnaliser la direction et ouvrir trois organes consultatifs.
Passer d’une association subventionnée à un opérateur intégré de la filière, de la formation à la prestation, avec cinq centres de profit.
Formation adaptative accessible hors connexion et suivi préventif à domicile, alignés sur le cadre ICOPE de l’OMS.
L’audit des textes fondateurs a identifié sept vulnérabilités structurelles. La principale : les statuts de 2005 confiaient au bureau exécutif à la fois l’orientation stratégique et la conduite opérationnelle, sans poste de direction rémunéré. La réforme sépare les deux.
Trois instances créées pour que la décision soit éclairée par ceux qui savent et par ceux qui vivent l’accompagnement.
Un groupement d’intérêt économique constitué sous droit OHADA porte les activités marchandes. Son administrateur est le président du bureau exécutif et son contrôle est assuré par le commissaire aux comptes de l’association : l’alignement stratégique est structurel, pas déclaratif.
Jusqu’ici, l’association formait des auxiliaires sans capter aucune valeur de la filière qu’elle alimentait. Le nouveau modèle la positionne sur toute la chaîne : elle forme, elle place, elle accompagne — et elle réinvestit.
| Activité | Porteur | An 5 |
|---|---|---|
| Formation AVS certifiée | Association | 38 |
| Placement et accompagnement des auxiliaires | GIE | 35 |
| Prestations de soins à domicile | Association | 42 |
| Achats groupés et distribution | GIE | 18 |
| Conseil et assistance technique en zone CEMAC | GIE | 9 |
| Total consolidé | 142 |
Chiffre d’affaires en millions de FCFA. Projections de l’association, plan stratégique 2026–2031, § 5.1.
Quatre segments de bénéficiaires cohabitent dans le même service. Les familles les plus aisées — notamment celles de la diaspora qui organisent à distance le suivi d’un parent resté au pays — paient un tarif premium. Ce tarif finance l’accès des ménages modestes et la gratuité pour les personnes sans ressources.
Ce n’est pas une générosité optionnelle : c’est le mécanisme même qui permet de tenir le principe d’accessibilité universelle inscrit dans notre charte.
| Segment | Tarif mensuel (FCFA) | Part visée |
|---|---|---|
| Premium — familles de la diaspora | 100 000 – 200 000 | 10 % |
| Standard — cadres urbains | 30 000 – 60 000 | 25 % |
| Subventionné — revenus modestes | 5 000 – 20 000 | 35 % |
| Solidaire — personnes indigentes | Sans reste à charge | 30 % |
Source : plan stratégique 3A 2026–2031, § 5.4.
Les données françaises le montrent sans ambiguïté : lorsque rien ne solvabilise la demande, le recours à un service d’aide à domicile devient un marqueur social. Il passe de 2,9 % chez les ménages les plus modestes à 40,9 % chez les plus aisés — un rapport de un à quatorze.
La technologie n’a d’intérêt ici que si elle fonctionne avec un réseau instable, des coupures d’électricité et un téléphone d’entrée de gamme. C’est le cahier des charges que nous nous sommes fixé.
Le suivi cartographie les domaines de capacité intrinsèque définis par le programme Integrated Care for Older People de l’Organisation mondiale de la santé — locomotion, cognition, vitalité, état psychologique, fonctions sensorielles. Ces observations alimentent directement le plan d’accompagnement personnalisé de chaque bénéficiaire.
Protection des données. Les données de santé sont classées sensibles par la loi camerounaise n°2024/017. Notre calendrier de conformité prévoit la désignation d’un délégué à la protection des données, un registre des traitements, des formulaires de consentement éclairé et une réponse aux demandes d’accès sous trente jours.
Les jalons du plan, année par année.
| Indicateur | An 1 | An 3 | An 5 |
|---|---|---|---|
| Personnes accompagnées | 60 | 300 | 700 |
| Auxiliaires en activité | 20 | 100 | 220 |
| Apprenants par an | 25 | 60 | 60 |
| Dépendance aux subventions | 58 % | 12 % | 0 % |
Source : plan stratégique 3A 2026–2031, § 5.6.
Assemblée générale extraordinaire de réforme statutaire, immatriculation du groupement d’intérêt économique, recrutement de la direction exécutive et du délégué à la protection des données, renouvellement de l’agrément avec les deux spécialisations, première promotion « Sara Murielle », déploiement pilote du suivi à domicile.
Jalon : 60 personnes accompagnées, 20 auxiliaires en activité.
Extension du suivi à cent domiciles, lancement du service de placement, déploiement de la plateforme de formation continue, intégration du paiement mobile pour tous les segments, partenariats avec mutuelles et employeurs institutionnels, constitution du comité scientifique et du conseil de la diaspora.
Jalon : 300 clients, 100 auxiliaires, seuil de rentabilité franchi.
Ouverture d’une antenne à Douala et d’un site rural, service de conseil aux pays de la zone CEMAC, démarche qualité formalisée, plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour la reconnaissance réglementaire du métier d’auxiliaire de vie sociale.
Jalon : 700 clients, 220 auxiliaires, autonomie financière, modèle réplicable dans la sous-région.
Partenariat institutionnel, mécénat, expertise bénévole au comité scientifique, appui de la diaspora : nous cherchons des alliés, pas seulement des soutiens.